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Utilisation abusive des OBNL, le GABAC livre son rapport

OBNL2Rapport de l’exercice de typologies sur « l’utilisation abusive des OBNL à des fins de financement du terrorisme »

L’Afrique Centrale est en proie à la violence politique et sociale depuis l’aube des indépendances. C’est une violence multiforme et reproductive qui a ralenti la construction nationale et sapé l’essor économique et social des Etats minés par l’instabilité. Comme la plupart des pays africains, la sous-région a subi la crise économique, voire des crises combinatoires qui restent encore à résoudre. Depuis trois décennies, le crime organisé et diverses bandes armées y prospèrent en entretenant des économies parallèles. La récurrence et parfois la conjonction des crises politiques, économiques, sociales et humanitaires, ont suscité la création de nombreux organismes à but non lucratif (OBNL) ainsi que l’implantation de succursales d’ONG étrangères dans la sous-région. Leur nombre s’est accru depuis le début des années 1990 à la faveur de la libéralisation de la vie politique et associative. Dans l’ensemble, ces organismes apportent une contribution supplémentaire et déterminante à l’action des Etats en faveur des populations vulnérables ou dans la mise en œuvre de solutions contre les fléaux sociaux et les violences naturelles. Les ONG étrangères et leurs succursales ou partenaires nationaux, mobilisent et font circuler des sommes considérables d’argent durant plusieurs années.

C’est dans ce contexte que le terrorisme frappe aux portes de l’Afrique Centrale, à travers les menées de Boko Haram sur le territoire camerounais et les menaces qu’il fait peser sur le Tchad. Les OBNL ayant été utilisées ailleurs pour financer le terrorisme, le Groupe d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique Centrale (GABAC) a commis une étude visant à cerner l’environnement des OBNL dans la sous-région et à appréhender ce qui, dans leur encadrement juridique et leur fonctionnement, les rendrait vulnérables à une utilisation abusive à des fins de financement du terrorisme.

L’opérationnalisation de cette étude s’est faite à travers un Groupe de projet de vingt-six membres issus des administrations du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la RCA et du Tchad, et coordonné par un consultant indépendant. Le Groupe a travaillé pendant six mois et s’est réuni trois fois à différentes phases du processus. Des interviews, des questionnaires, des textes de lois, des études de cas et des travaux de recherche notamment ont été exploités. Des responsables d’OBNL des deux pays cibles, le Cameroun et le Tchad, ainsi que de la RCA, ont pris part à la séance de restitution et leurs observations ont été prises en compte.

Sans en dire plus, chacun d’entre vous est invité à prendre connaissance du produit du groupe de travail que nous livrons dans le lien « PUBLICATIONS, RAPPORTS DE TYPOLOGIES » du site du GABAC.